L'édito du mois
Si les générations vieillissantes ne voient guère
de postulants pour les remplacer, c’est certes parce
que la génération suivante est moins nombreuse mais
ce n’est pas l’explication suffi sante. Le fameux papy
boom a bon dos.
Les salariés de la Boucherie Charcuterie, traditionnels
repreneurs des fonds de commerce, sont comme les
autres salariés de France. C’est-à-dire obnubilés par la
sécurité. Il est vrai que les vagues de licenciements dans
les grands groupes peuvent impressionner.
Mais cet argument ne tient pas dans le secteur de la
Boucherie Charcuterie, qui au contraire, est en position
d’embauche permanente.
Après les crises nationales (sang contaminé) et
internationales (vache folle, grippe aviaire), le principe
de précaution s’est imposé un peu partout, et même là où
il n’aurait pas dû. Si bien que dans un contexte absurde
de risque zéro (pas de sucre, de plomb, d’amiante, de
vitesse, de tabac etc), entreprendre ne leur semble pas
raisonnable.
Par ailleurs, ce que les potentiels repreneurs voient du
patronat dans les médias ne peut les inciter à franchir le
pas, notamment depuis la crise financière.
Il est plus qu’urgent que tous les jeunes professionnels
de la Boucherie Charcuterie balayent les idées fausses
véhiculées par les ennemis du patronat réel.
Etre patron, c’est la liberté. Liberté d’organiser son
travail, liberté dans ses achats, dans son offre au client.
Liberté du choix de ses jours d’ouverture, liberté du
choix de ses heures d’ouverture. Liberté de ses périodes
de congé, liberté aussi d’investir et d’embaucher.
Pour un salarié, être patron c’est continuer à monter dans
l’ascenseur social. Entreprendre, être à son compte, c’est
un beau projet et un bel avenir. Bien mieux que
repreneur, ce qui signifi e qu’il prend ce qu’un autre a
construit, incitons-le à devenir tout simplement patron.
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