Septembre

2009

N° 727

L'édito du moisAlain duplat, président de la CFBCT

Ne brisons pas le trio magique

 

Comme beaucoup d’autres métiers de l’artisanat, la Boucherie s’appuie depuis la nuit des temps sur le fameux trio patron-compagnon-apprenti.
Une fois l’apprentissage achevé, l’apprenti peut devenir compagnon (aujourd’hui, on dit ouvrier boucher qualifi é ou hautement qualifié).


Après plusieurs années d’expérience, le compagnon peut succéder à son patron, reprendre le fonds de commerce et devenir à son tour maître d’apprentissage. Un nouvel apprenti sera recruté et le trio ainsi reconstitué.


Ce dispositif – tellement simple – a plus que largement fait ses preuves. C’est ainsi que les artisans ont réussi à traverser toutes les crises et à résister aux hordes de la grande distribution.

A bien regarder, ce trio magique contient toutes nos forces : la formation en alternance pour l’apprenti, de nos jours célébrée par tous, industriels notamment, la formation continue, ou qualifi cation ou haute qualifi cation (brevet professionnel) qui permet aux ouvriers bouchers de prendre l’ascenseur social pour accéder au patronat. Sans compter la satisfaction du chef d’entreprise à la fois de céder son affaire et de savoir que la Boucherie continue entre des mains compétentes.


La pérennité des Métiers et singulièrement du nôtre dépend donc du maintien du fameux trio, maintien très délicat au moment où l’on manque de repreneurs, d’ouvriers et d’apprentis. A cet égard, il semble de plus en plus fréquent que les apprentis ou que les autres candidats à l’alternance dans le cadre d’un CQP par exemple ne trouvent pas de Boucherie d’accueil. Certes, accueillir un débutant, jeune apprenti ou jeune adulte n’est pas facile au départ. Néanmoins, cela vaut vraiment la peine de persévérer, car l’avenir de nos 20 000 magasins en dépend.

Alain Duplat

La une du mois

Quelques extraits..

La Semaine du goût se prépare...df

La grippe de A à Z