Février
2010

N° 732

  • Artisanat

    La lettre de l'UPA aux candidats
    aux élections régionales

  • Interprofession

    Interbev face aux atttaques sociétales :
    l'avenir est dans le pré !

  • Economie

    IFFA à Francfort :
    le Salon pour les professionnels
    de la viande

  • Concours d'animaux
  • 24 h, 4e édition

    Faites découvrir votre métier
    les 4 et 5 juin prochains

  • Social

    La commission des conjoints travaille
    sur un projet de « solidarité inter-générations »

  • Réglementation

    Pour tout savoir sur l'identification
    des animaux d'élevage

  • Traçabilité

    Traçabilité et étiquetage de la viande bovine :
    deux niveaux d'information

  • Viande chevaline

    Quand boucher et restaurateur
    travaillent main dans la main

  • Stage ENSMV

    CQP assistant(e) chef d'entreprise,
    la formation indispensable
    pour seconder efficacement.

  • La cote, les marchés

    On aurait pu attendre mieux
    d'un temps si rude...

  • Salon de l'agriculture

    La Salers, race en haut de l'affiche
    au prochain Salon de l'agriculture

  • Actualités

    Les artisans bouchers chaussent
    les skis en Haute-Savoie

  • Gazettes départementales

    Dans votre département...

  • Les recettes

    L'agneau est de retour !

  • Petites annonces

L'éditoAlain duplat, président de la CFBCT

LA DERNIÈRE
MARCHE

Le recrutement d’apprentis progresse d’année en année. Cet afflux de jeunes qui s’intéressent au Métier démontre que le travail de la viande a retrouvé une certaine attractivité.

Si l’insertion par l’apprentissage fonctionne bien, l’insertion de jeunes adultes est également une réussite. En effet, les cours donnés à l’ENSMV dans le cadre du CQP de Technicien Boucher ne désemplissent pas. Sans compter les jeunes actuellement et prochainement inscrits dans les classes préparant au BAC PRO de Boucher Charcutier-traiteur.

Une fois insérés dans le Métier, ces jeunes aptes à la profession de Boucher peuvent compléter leur qualification immédiatement (CAP de Charcutier Traiteur, mention complémentaire traiteur)ou devenir salarié et la compléter ultérieurement pour acquérir une haute qualification (Brevet professionnel de Boucher, Brevet professionnelde Charcutier).

Les voilà donc salariés en Boucherie Charcuterie qualifiés ou hautement qualifiés. Les voilà devenus de bons professionnels, bénéficiant des bons salaires dispensés dans le Métier, le plus souvent bien au-delà du minimum prévu dans la convention collective de la Boucherie Charcuterie. Mais c’est peut-être là que le bât blesse. Non que les rémunérations soient abusives, mais plutôt du fait que la situation de salarié est considérée comme plus confortable que celle de patron.

Nous disposons de plusieurs exemples d’excellents professionnels, hommes ou femmes, qui se refusent à franchir la dernière marche, celle de l’accession à la responsabilité de chef d’entreprise. Être patron, être le patron, ne les fait pas rêver. Il est vrai que l’environnement médiatique est peu favorable aux chefs d’entreprise. Les grands patrons se sont hélas signalés par de mauvais points que nous n’avons pas à commenter.

Il existe enfin – malheureusement- une autre explication à ce peu d’enthousiasme relevé chez un certain nombre de salariés. Beaucoup trop d’artisans bouchers charcutiers persistent à se plaindre de leur « dur » Métier et le présentent de telle sorte qu’ils en détournent des jeunes, au lieu de les encourager à monter la dernière marche.

Alain Duplat

La une du mois

La une

Quelques extraits..

La convention collective de la Boucherie


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