QUALIFEMMES

Choix d'un statut pour le conjoint
 

La loi du 2 août 2005 vise à sortir les conjoints de l'anonymat en rendant obligatoire le choix d’un statut lorsqu'ils participent régulièrement à l’activité de l’entreprise. Le chef d’entreprise est tenu d’indiquer au centre de formalité des entreprises (CFE) avant le 1er juillet 2007 le statut choisi par le conjoint.

Ce choix :

  • permettra un éventail de droits personnels suivant le statut retenu. 
  • protégera le ou la conjointe tout au long de sa vie.
  • doit se faire à deux, en fonction de l’entreprise, du régime matrimonial.
  • peut (doit ?) évoluer dans le temps.
     

Trois possibilités de statut existent pour le conjoint du chef d’entreprise artisanale ou commerciale : conjoint collaborateur, salarié ou associé.
 

  
 

Il est clair que la situation à prohiber est celle des femmes qui travaillent dans l'entreprise de boucherie sans être inscrites aux organismes légaux. Elles seront en effet privées de retraite et des droits qu'elles auraient pu acquérir en choisissant un statut. De plus, si le conjoint n’a pas de statut, il est considéré comme travailleur illégal et encoure les mêmes peines et amendes que le travailleur « au noir ». 

Nous vous encourageons à contacter la Confédération ou votre syndicat départemental si vous souhaitez en savoir plus sur les différentes dispositions liées aux différents statuts brièvement présentées ci-dessous.
 

CONJOINT Collaborateur

Réservé aux couples mariés et au conjoint mentionné au répertoire des Métiers et/ou registre du Commerce et des Sociétés.

Avantages :

L’affiliation à l’assurance maladie/maternité est gratuite pour le conjoint en sa qualité d’ayant droit du chef d’entreprise.
Il a la possibilité de se constituer une retraite à la carte (cinq assiettes de cotisations sont prévues). Les cotisations sont fiscalement déductibles des bénéfices et des droits personnels sont acquis.

 

Salarié

Ce statut s'applique si le conjoint est en situation de subordination, ce qui s’impose afin de bénéficier du chômage en cas de rupture.
La relation est celle d’un salarié et d’un employeur. Un contrat de travail doit être établi. Le conjoint cotise à la Sécurité Sociale, à la retraite complémentaire et au chômage.

Avantages :

C’est une protection sociale complète. La retraite est acquise y compris la complémentaire ainsi que le chômage en cas de rupture du contrat de travail. Les droits du conjoint sur l’entreprise dépendent de son régime matrimonial.

C’est la sécurité au prix fort !

Mais il faut se demander si l’entreprise peut supporter cette charge.
Le conjoint salarié déclare son salaire et bénéficie des abattements de 10 et 20 % sur l’impôt sur le revenu.


Associé

La responsabilité des associés est limitée aux apports de parts.
Les conjoints associés, les concubins associés, les partenaires d’un PACS gérants majoritaires relèvent du régime des professions indépendantes.
Les associés minoritaires ou égalitaires ne cotisent à aucun régime de protection sociale. Ils sont ayant droit du chef d’entreprise.
L’associé, s’il occupe un emploi salarié, relève du régime général des salariés.