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Confédération Française de la Boucherie, Boucherie-Charcuterie, Traiteurs
David Campagne, nommé directeur de l'ENSMV

DAVID CAMPAGNE, NOMMÉ DIRECTEUR DE L'ENSMV

Le bureau confédéral a procédé au recrutement d'un nouveau directeur pour son École nationale supérieure du 37 boulevard Soult. Son choix s'est porté sur la candidature de David Campagne qui a pris ses fonctions le 28 août. Ce dernier s'est vu remettre la mission de veiller à la coordination et au bon...

Le bureau confédéral a procédé au recrutement d'un nouveau directeur pour son École nationale supérieure du 37 boulevard Soult. Son choix s'est porté sur la candidature de David Campagne qui a pris ses fonctions le 28 août.
Ce dernier s'est vu remettre la mission de veiller à la coordination et au bon fonctionnement des services de l'ENSMV et de mettre en exécution les orientations stratégiques arrêtées par le bureau et le conseil d'administration de l'ENSMV, en lien direct avec Jean-François Guihard, président de la CFBCT, François Sillier, président de l'ENSMV et Patrick Gimonet, directeur général des services.
David Campagne connait bien les domaines de la formation professionnelle, de l'agroalimentaire et de l'hôtellerie-restauration pour y avoir exercé divers postes à responsabilités.
Nous lui souhaitons la bienvenue au sein de la Maison de la Boucherie.

Et si on consommait français ?

ET SI ON CONSOMMAIT FRANÇAIS ?

Une fois de plus, un énième scandale alimentaire vient salir la réputation de toute une filière et semer le doute sur le contenu de nos assiettes. Un scandale qui vient s'ajouter à une liste déjà bien fournie et qui prend désormais des allures d'inventaire. Après les lasagnes au cheval, la viande arrivée...

Une fois de plus, un énième scandale alimentaire vient salir la réputation de toute une filière et semer le doute sur le contenu de nos assiettes.
Un scandale qui vient s'ajouter à une liste déjà bien fournie et qui prend désormais des allures d'inventaire.
Après les lasagnes au cheval, la viande arrivée frauduleusement de Pologne, voici celui des faux steaks hachés – provenant une fois encore de Pologne – distribués aux plus démunis via des associations caritatives.
Les responsables ? Ce sont toujours les mêmes : des individus sans scrupules, des « traders » de la viande, prêts à tout pour s'en mettre plein les poches.

En opposition à cela, à des années-lumière de ces steaks hachés de la honte, nous, artisans bouchers, faisons notre travail honnêtement et dans les règles de l'art.
Chez nous, le steak haché est composé à 100% de viande, issu de races sélectionnées spécifiquement là encore pour leur viande (limousine, aubrac, blonde d'Aquitaine, salers, parthenaise…)
Chez nous, le steak haché est préparé à la vue et à la demande de nos clients.
Pour rappeler ces éléments qui peuvent sembler anodins, mais qui sont ô-combien essentiels, j'ai demandé aux services de la Confédération de créer une affiche à destination des clients des boucheries artisanales et que vous retrouverez dans le prochain numéro de La Boucherie Française en deux exemplaires.
Je vous invite à les placarder sur votre vitrine et dans votre magasin.

Enfin, après avoir demandé un rendez-vous au ministre de l'Agriculture pour aborder ce sujet, je m'adresse aux élus et hauts fonctionnaires qui nous lisent attentivement tous les mois. Il est grand temps que les choses changent.
Les artisans bouchers-charcutiers sont excédés de voir toujours les mêmes brebis galeuses entacher la réputation du noble produit qu'est la viande, la vraie, la bonne, celle qui fait la fierté de nos terroirs et de notre culture.
Ce scandale n'est pas le premier et ne sera pas le dernier si aucune décision forte n'est prise.
Je pose ouvertement la question : qu'attend-on pour mieux contrôler la viande au niveau européen ?
Si les ambitions du Premier ministre à ce sujet, affichées lors de sa déclaration de politique générale, vont dans le bons sens, il est néanmoins urgent d'agir.
S'agissant des appels d'offres, la réglementation est toute aussi aberrante. Elle doit être modifiée, et vite. Il est grand temps que la qualité du travail et du produit prime sur le prix bas.

Mesdames et messieurs les élus, trouvez-vous normal qu'un artisan boucher n'ait pas le droit de servir son voisin restaurateur en viande hachée ?

Il est grand temps de faire de l'alimentation une priorité et d'arrêter de la considérer du seul point de vue macroéconomique, ce qui vaut également dans le cadre des traités internationaux où on ne peut tolérer que des viandes produites dans des conditions radicalement différentes aux nôtres (exploitations de 30 000 bêtes, engraissées de manière industrielle aux antibiotiques activateurs de croissance) nous menacent.
A ce sujet, la récente conclusion d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) permettant notamment l'importation de 99 000 tonnes de viandes bovines sud-américaines imposées au taux préférentiel de 7,5%, est tout simplement scandaleuse.
Cet accord va non seulement à l'encontre des attentes sociétales des consommateurs mais s'annonce désastreux pour nos partenaires éleveurs auxquels nous adressons notre soutien inconditionnel. Un sacrifice réalisé en partie au profit des industriels européens de l'automobile qui vont voir fondre leurs droits de douane.
Il enterre définitivement les promesses des Etats généraux de l'alimentation et avec elles, l'espoir d'une alimentation saine, durable et accessible à tous.

Aujourd'hui scandale du bœuf polonais, demain scandale à la fois du bœuf polonais et du bœuf brésilien ! Et si on consommait français ?

Jean-François Guihard, président de la Confédération Française de la Boucherie

A Rouen, trois jeunes sacrés « meilleurs apprentis bouchers de France »

A ROUEN, TROIS JEUNES SACRÉS « MEILLEURS APPRENTIS BOUCHERS DE FRANCE »

Historique : deux jeunes filles du même CFA lauréates Ils seront, à l'invitation du président de la CFBCT, reçus à l'Elysée le 1er mai Dimanche 7 et lundi 8 avril, s'est tenue à Rouen la 40e édition du concours « un des Meilleurs Apprentis Bouchers de France ». Organisé par la Confédération...

Historique : deux jeunes filles du même CFA lauréates

Ils seront, à l'invitation du président de la CFBCT, reçus à l'Elysée le 1er mai


Dimanche 7 et lundi 8 avril, s'est tenue à Rouen la 40e édition du concours « un des Meilleurs Apprentis Bouchers de France ».
Organisé par la Confédération Française de la Boucherie, Boucherie-Charcuterie, Traiteurs (CFBCT), en collaboration avec la Maison des Bouchers de la Seine-Maritime et le CFA Simone Veil de Rouen, ce concours vise à promouvoir l'excellence du parcours de formation des jeunes effectuant leur apprentissage au sein des quelque 18 000 boucheries artisanales du pays.

23 apprentis qui ont débuté leur formation l'an passé, actuellement en 2e année de CAP, se sont affrontés pour remporter le prestigieux titre, après avoir passé victorieusement les sélections départementales puis régionales.
Désossage, parage, découpe, ficelage, décoration des viandes étaient au programme de l'épreuve qui a duré six heures et demie.
Les 23 finalistes étaient évalués par un jury composé de bouchers professionnels, Meilleurs Ouvriers de France et formateurs.
A l'issue de l'épreuve et d'une cérémonie de proclamation des résultats haletante, trois jeunes se sont vu décerner le titre de « Meilleur Apprenti Boucher de France 2019 » dont deux jeunes filles issues du même CFA : une première dans l'histoire du concours !
Les trois lauréats sont d'ores et déjà conviés à l'Elysée pour la « traditionnelle cérémonie de remise du muguet » qui aura lieu le 1er mai.

Les trois lauréats, premiers ex aequo, sont :



Lauranne Lemonnier, apprentie à la boucherie « Au fil de l'os » à Lezoux (Puy-de-Dôme), Manon Maignol, apprentie à la boucherie Dugast à Chamalières (Puy-de-Dôme), qui représentaient toutes les deux la région Auvergne-Rhône-Alpes, et Tristan Raitière, apprenti à la boucherie Epiard du Bignon (Loire-Atlantique), qui représentait quant à lui la région Pays-de-la-Loire.

Le prix Médicis, délivré par la mutuelle Médicis Retraite des artisans et travailleurs non-salariés et qui récompense le « meilleur projet professionnel » a été décerné à Gabriel Anne, apprenti à Séméac (Hautes-Pyrénées).

Pour Jean-François Guihard, président de la CFBCT, « nous avons assisté à un excellent concours dont on tirera un grand enseignement : la féminisation du métier de boucher se confirme année après année. Après le sacre d'une jeune bouchère de Haute-Savoie l'an passé, ce sont deux jeunes filles qui ont été titrées cette année. Cela démontre que le métier de boucher est ouvert à tous, hommes et femmes. Les stéréotypes tombent et c'est tant mieux : pas besoin d'être grand et fort pour devenir boucher ! On l'observe dans nos entreprises et CFA, de plus en plus de jeunes filles rentrent en apprentissage dans la filière boucherie. Ces dernières années, le métier s'est modernisé et a plus que jamais le vent en poupe. Pour preuve, le nombre d'apprentis bouchers a tout simplement doublé en dix ans franchissant cette année la barre symbolique des 10 000 apprentis formés au sein de nos 111 CFA ».